Trésors
d'Archives

Notre-Dame du Cénacle

1870-1871 : la guerre franco-prussienne et la Commune de Paris

Brassard nominatif de la Mère de Grandry pour l’ambulance dans la maison de Versailles

Source : MM, 11G 3, Ambulance de Montreuil (Versailles)

Dès le début de la guerre franco-prussienne de 1870, les Sœurs du Cénacle ont à cœur de participer au soin des soldats blessés. Or à partir de juillet 1870, des ambulances civiles se forment sous l’emblème de la Croix Rouge : il s’agit de petits hôpitaux pour soigner les militaires. La supérieure générale, Mère de Larochenégly, encourage les sœurs à organiser de telles ambulances. Dès le mois d’août, alors que Paris est assiégée par les Prussiens, la Mère de Grandry, alors supérieure du Cénacle de Versailles, devient ainsi directrice d’une ambulance, mettant à disposition dans la propriété un pavillon contenant 14 lits. 25 blessés au total, dont 7 Prussiens, sont soignés là sous sa supervision jusqu’au 4 février 1871. Plusieurs Sœurs témoignent que son zèle est tel qu’elle ne quitte pas l’ambulance. Son dévouement au soin des soldats la mène à tomber malade. L’ambulance reçoit des dons en tous genres : chemises de toile, compresses, couvertures de laine, bandes. Le Conseil de la Société Française de Secours aux blessés et malades des armées de terre et de mer lui remet le 2 juillet 1871 une Croix de bronze et un Diplôme en remerciement pour les soins apportés aux blessés.

On voit ici sa croix de bronze et son brassard. Cet insigne en tissu porté au bras garantissait la neutralité de la personne qui le portait. Pour éviter les abus, il était nominatif, signé d’un délégué des ministères de la guerre et de la marine et il portait différents tampons qui en garantissent l’authenticité.