Trésors
d'Archives

Notre-Dame du Cénacle

Première Guerre mondiale

Ambulance militaire au Cénacle de Lyon

Soldats blessés dans la cour avec des Sœurs, sans date ; soldats récitant pour un spectacle, sans date.

Source : MM, 3S 2-2

 

À cause de la loi de 1901 en France, la communauté de Lyon a dû quitter la maison de Fourvière. Une amie y a été installée comme gérante d’une pension de famille, aidée par quelques Sœurs.

À la déclaration de guerre en 1914, la pension se vide. Pendant plusieurs mois, l’état-major d’un régiment territorial s’installe dans la maison. Puis, en septembre, à la demande de la mairie, une ambulance est créée dans une partie de la propriété, au numéro 3 de la montée de Fourvière. Le bâtiment est rapidement organisé, et des dortoirs, une salle de pansement et une lingerie sont installés. Pour ce qui est du personnel, une Sœur de Bon Secours est l’infirmière major et une de St Philomène est chargée de la lingerie, tandis qu’un père jésuite est aumônier.

L’accueil des soldats n’empêche pas les sœurs de faire leurs retraites ni d’accueillir quelques groupes de retraitants de temps à autre. D’ailleurs, les blessés participent volontiers aux cérémonies religieuses, et plusieurs d’entre eux sont baptisés ou font leur première communion au cours de leur séjour à Fourvière. En février 1915, le nombre de lits de l’ambulance passe à 40, et la maison accueille aussi des familles venues rendre visite à des parents soignés dans des hôpitaux de la ville. Puis, en février 1916, de nombreux réfugiés d’Arras s’installent également à l’ambulance.

L’ambiance est calme, et des moments de détente viennent rompre la monotonie des soins. Ainsi, les soldats donnent une séance de spectacle en janvier 1915. 

Malgré une tentative de fermeture, en octobre 1916, de la part des Allemands qui la trouvent trop cléricale, l’ambulance tient bon tout au long de la guerre et n’a à déplorer que peu de décès chez les blessés.