Source : MM, BH 72
En 1951, une partie du Cénacle de Tilburg (Pays-Bas) est utilisé pour la quarantaine des personnes susceptibles d’avoir été infectées par la variole. Déjà, le Cénacle avait servi d’hôpital auxiliaire, accueillant 45 blessés entre mai et juillet 1940.
Maladie hautement contagieuse, la variole n’avait pas sévi aux Pays-Bas depuis 1929. Or, fin avril 1951, elle est détectée dans la petite ville de Tilburg. Face à l’épidémie, des mesures d’envergure sont mises en place : vaccination de masse, dépistage, et mise en quarantaine. La vie continue cependant dans la ville avant que les habitants ne soient invités à limiter leurs déplacements et leurs contacts, voire à rester chez eux. L’impact est fort sur les commerces.
Le Cénacle propose des chambres pour héberger un centre d’observation des personnes suspectées d’infection. Plus de 100 personnes et une dizaine d’enfants sont hébergées. Les personnes sont conduites au Cénacle en camionnette par des infirmiers portant un masque, tout comme la Sœur du Cénacle et l’aumônier qui les accueillent (cf. photographie de gauche). Sœur Fidelia cuisine pour les personnes en quarantaine, tandis que Mère Stafhorst est chargée de l’administration quotidienne (photographie du dessus).
Pour les personnes accueillies au Cénacle, la vie n’est pas trop pénible. Elles reçoivent notamment, en cachette, de la nourriture passée à travers le grillage de séparation. Les catholiques peuvent même assister à la messe quotidienne d’un prêtre lui-même en quarantaine. La fête du Cénacle est ainsi célébrée dans cette petite communauté.
Enfin, le 1er juin, la fin de l’épidémie est décrétée. Elle n’a fait que deux victimes.
En remerciement pour le service rendu, le Cénacle recevra un petit vitrail (40 x 30 cm) sur lequel saint Luc est représenté en patron des médecins devant un couvent, avec la date « mai 1951 ».
