Télégramme. Photographies après l’incendie. Affiche de remerciement.
Source : MM, B-MEN.
La maison de Menin est fondée dans la région flamande de la Belgique en 1901. Les Sœurs y développent un apostolat en langue flamande, surtout en direction de la classe ouvrière. Elles ouvrent ainsi un ouvroir pour enseigner aux jeunes filles la couture en même temps que le catéchisme. Justement, le 14 février 1911, vers 17h30, 40 d’entre elles entrent dans la salle du rez-de-chaussée qui se trouvent sous la chapelle pour commencer leur ouvrage quand elles entendent un bruit insolite et voient une lumière anormale. La chapelle est en feu. La communauté peut sortir sans dommage des bâtiments mais à 21h la maison n’est qu’un immense brasier. Les Sœurs n’ont pas eu le temps de retirer du tabernacle le Saint-Sacrement. En revanche, un grand nombre de voisins ont réussi à sorti des meubles et des objets.
La Supérieure générale, à Bruxelles, est aussitôt avertie par télégramme : « Cénacle entièrement incendié – aucun accident de personne ».
Les congrégations proches et les voisins, « riches et pauvres, catholiques et socialistes », offrent à la communauté de la nourriture, des meubles mais aussi des chambres. Cependant, la maison Saint Régis, construite récemment pour les retraites ouvrières, permet de reloger les Sœurs. Les dons, financiers et de toutes sortes, affluent. Pour remercier la population de sa générosité, les Sœurs veulent reprendre au plus vite l’apostolat. La communauté occupant le bâtiment réservé aux œuvres, il faut louer une maison voisine pour les poursuivre.
Pour remercier tout le monde sans oublier personne, une affiche est réalisée en Flamand et en Français : « REMERCÎMENTS. La Supérieure et les religieuses du couvent du Cénacle s’acquittent d’un devoir bien doux en témoignant à la bonne population de Menin leurs sentiments de profonde reconnaissance pour toutes les marques de dévoûment et de sympathie qu’elles ont reçues à l’occasion du désastre qui les a frappées ».
