Source : ACF, 7 S 2.
Intitulée « carte emblématique, philosophique et morale ou Théâtre de la vie humaine », cette carte, éditée par P. Faure, est l’œuvre du dessinateur et lithographe Gabriel Marmorat, actif à Lyon entre 1860 et 1873. On ne sait comment elle est parvenue au Cénacle.
Elle s’apparente à la carte du Tendre, en vogue au XVIIe siècle, qui illustrait l’évolution du sentiment amoureux à partir d’une carte dont chaque élément avait une portée allégorique.
L’objectif ici est différent : montrer quels différents chemins peut emprunter l’homme au cours de sa vie, et à quel avenir il se destine en fonction de ses choix. Aussi, tout au long de son pèlerinage sur la terre, l’âme du chrétien est-elle incitée à éviter les provinces de Satan pour avancer dans celles de Jésus-Christ, malgré les pièges qui peuvent la mettre à l’épreuve.
Une telle carte devait avoir sa place au noviciat : elle permettait d’illustrer de manière vivante les cours théoriques ; elle permettait sans doute aussi aux religieuses d’engranger des images et des comparaisons utiles dans leur futur apostolat d’accompagnement spirituel.
