Trésors
d'Archives

Notre-Dame du Cénacle

Avec d'autres mouvements

1841. Congrégation des Filles de Marie, sœurs de Ste Philomène

Timbre sec sur une lettre de la supérieure, datée de St Marcellin, 12 janvier 1897. Au centre, le monogramme associe le « M » de Marie et le « P » de Philomène ; il surmonte la palme des martyres et le lys de la pureté.

Source : ACF, 10 B 6 /9.3

Fondée en 1841 à Lalouvesc par Julie Goin, avec le soutien des Pères Claude Robin et Fouillot, s.j., cette congrégation se fixe d’abord pour objectif d’aider matériellement et spirituellement de jeunes ouvrières des usines. Elle prend le nom de « Filles de Marie », que le P. Robin complète avec les termes de « Sœurs de Ste Philomène » : un vocable soufflé par Pauline Jaricot, consultée sur le sujet, et qui voue une grande vénération à cette sainte auprès des reliques de laquelle elle a été guérie à Mugnano.

La direction de la congrégation naissante est confiée à la supérieure des Dames de la Retraite, futur Notre-Dame du Cénacle. Celle-ci installe la petite communauté dans une partie de leur maison de Tournon et charge une des Mères, souvent la Mère Ursule Payan, de donner le catéchisme, des conférences spirituelles et les permissions. Par ailleurs, les sœurs de Ste Philomène sont régulièrement invitées à participer à des retraites organisées à Lalouvesc.

En 1844, lorsqu’est fondée une maison à Crémieu (grâce au don des anciens bâtiments de la Visitation), les Dames de la Retraite envoient l’une des leurs, la Mère Séraphie Guèze (1800-1854), diriger ce nouvel établissement jusqu’en 1851 au moins. En 1857, les Sœurs de Ste Philomène élaborent leurs propres constitutions. En 1858, la Mère de Larochenégly, supérieure des Dames de la Retraite, les confie à l’évêque de Grenoble, qui les reconnaît comme congrégation religieuse indépendante. La vente de la maison de Tournon par les Dames de la retraite cette même année contraint les Philomènes à transférer leur noviciat à Crémieu. Elles se développent ensuite essentiellement dans le diocèse de Grenoble et installent leur maison-mère à St Marcellin en 1875. Actives à Crémieu jusqu’en 1987 (leur maison est devenue la maison pour personnes âgées Jeanne de Chantal), elles fusionnent en 2007 avec 4 autres congrégations de spiritualité ignatienne pour former les Sœurs de Jésus Serviteur.

<Sœur de Jésus Serviteur >