Il émane de la personne de Mère Thérèse une telle odeur de sainteté que ses sœurs s’attachent à conserver ses paroles, ses gestes, mais aussi ses traits. Le 4 septembre 1885, alors que la fondatrice souffre douloureusement d’une maladie qui va l’emporter moins de vingt jours plus tard, son infirmière, Mère Sommesson, crayonne rapidement son portrait au matin : « Mère Sommesson a crayonné ce matin à moitié dans l’ombre, la Mère Thérèse, je ne sais pas si elle s’en est doutée car elle a fait fermer ses rideaux ».
Mère Thérèse rend son âme à Dieu le 26 septembre 1885, après une agonie marquée par de grandes souffrances. Aussi sa supérieure est-elle fort surprise de découvrir le lendemain son visage paisible et détendu. Elle écrit à la supérieure générale :
« Notre sainte Mère repose sur son lit entourée de fleurs, avec un air de paix qui fait du bien à l’âme. Jamais je n’aurais cru que cette physionomie si contractée par la souffrance pût se détendre ainsi. Hier soir, même quelques heures après sa mort, elle n’avait pas la bonne figure qu’elle a depuis ce matin. Aussi, quand j’ai vu cet air de béatitude, j’ai trouvé que c’était bien dommage de ne pas garder les traits de cette Vénérée Mère sur son lit, et j’ai envoyé chercher un photographe. »
Le corps de la Mère Thérèse, décédé à Lyon le 26 septembre 1885, est transporté à Lalouvesc et inhumé dans le caveau de la Congrégation le 30 suivant. Dans la nuit du 14 septembre 1909, le cercueil est transféré dans la chapelle du Cénacle par les soins du Docteur Vincent. En 1929, dans le cadre de l’instruction de la Cause de la Mère Thérèse, a lieu une première reconnaissance de ses restes, lesquels sont déposés dans un deuxième cercueil et celui-ci replacé dans le caveau de la chapelle. En 1951 enfin, année de la béatification, le corps est exhumé une nouvelle fois et offert à la vénération des fidèles dans une châsse, toujours dans la chapelle. On diffuse alors des photographies de la châsse et du visage de la bienheureuse.