Né dans un petit village de montagne en France, le Cénacle est aujourd’hui présent sur les cinq continents. Son expansion doit beaucoup aux appels reçus. À la supérieure revenait le soin de discerner quelle réponse donner à l’appel, avant de lancer un petit groupe de fondatrices dans l’aventure : aventure du voyage et aventure de l’installation dans une nouvelle demeure, voire dans un nouveau pays. Les sœurs vivaient cet envoi en mission dans l’abandon et la confiance, plaçant l’avenir de leur œuvre sous la protection des saints.
Les propositions de fondation faites au Cénacle émanent essentiellement d’évêques, qui ont vu la Congrégation à l’œuvre, ou en ont entendu parler, et qui désirent pouvoir offrir l’apostolat fructueux des Sœurs à leurs diocèses. Aux supérieures revient le devoir de discerner quelle réponse donner à l’appel, en s’appuyant sur une large consultation des sœurs : le corps entier de la Congrégation est partie prenante de l’aventure.
Le nom du Cénacle fait référence à la “chambre haute” où Jésus a célébré la Cène et où les apôtres, autour de Marie, ont vécu l’effusion de l’Esprit Saint le jour de la Pentecôte. Pourquoi ne pas implanter la Congrégation à Jérusalem, au cœur du lieu qui lui donne son nom ? Les tentatives se succèdent pendant des décennies.
Les sœurs, au fil du temps, empruntèrent des moyens de transport très différents, en fonction des époques, des lieux et des distances à parcourir. Mais dans tout voyage elles devaient respecter un certain nombre de codes : du costume de voyage conçu pour la discrétion aux prières marquant le départ, tout était orienté vers un abandon à la Providence.
Lorsqu’il s’implante dans une nouvelle ville ou un nouveau pays, le Cénacle recherche une maison avec une double vocation : abriter la communauté et accueillir des retraites. À moins de bénéficier de la générosité d’un bienfaiteur offrant d’emblée un bâtiment adapté, les fondatrices doivent généralement passer par une location temporaire. L’achat, ou l’éventuelle construction, ne sont envisagés que dans un second temps.
La fondation d’une nouvelle maison s’accompagne aussi d’actes de foi qui vont de l’enfouissement d’objets pieux dans les fondations au choix d’un saint patron pour la communauté.